L'origine des techniques de ciseaux volants remonte au douzièmes siècle (dynastie Tran de 1225 à 1400).
Le Vietnam affronta à trois reprises l'armée la plus puissante de l'époque : l'armée mongole.
La première confrontation eut lieu en 1257, et se solda par une cuisante défaite du Vietnam face à seulement trois mille cavaliers mongoles ; mais à cause du climat défavorable aux envahisseurs et aux maladies, les Vietnamiens n'eurent pas trop de difficultés à reconquérir les territoires occupés.
C'est suite à cette défaite, que la décision fut prise d'ouvrir de nombreux centres d'arts martiaux populaires dans tout le pays. Après avoir analysé la cause principale de la défaite de l'armée, les maîtres et les experts mirent au points les techniques de ciseaux qui furent alors enseignées dans tous ces centres.
Ces techniques avaient pour but de permettre à un guerrier à pieds d'utiliser ses jambes pour désarçonner un cavalier et de le capturer. Elles se révélèrent alors particulièrement très efficaces pour contrer l'armée mongole dont l'atout était d'être principalement une armée de cavalier extrêmement rapides et qui excellaient dans les " attaques éclair " .
Grâce à ces techniques de ciseaux et aussi à d'autres techniques de guerre notamment navale, deux autres attaques mongoles purent être repoussées en 1284 contre cinquante mille soldats et en 1287 contre une coalition d'un demi million de soldats mongoles et chinois.
Ces techniques de ciseaux volants ont continué à être enseignées jusqu'aux années trente.
Puis, c'est le Maître-fondateur, maître Nguyên Loc qui les recensa, et il inséra dix de ces techniques dans le programme du Vovinam-VVD.
Il faut attendre 1964 pour que le maître Tran Huy Phong réétudie l'ensemble des ciseaux, qu'il codifia en vingt et une techniques. Toutes ces techniques sont incluses dans un programme allant du débutant jusqu'à la ceinture noire troisième dang.


























